La violence du huis clos

Produit d’une violence originelle, le huis clos génère de la violence.
 
L’expression de cette violence est soit manifeste (maltraitances physiques, financières, psychologiques…) soit difficilement cernable, on parlera d’un climat malsain, d’une atmosphère pesante, étouffante.
Que le huis clos contienne et dissimule une violence sourde ou manifeste, c’est une évidence. Que le huis clos, comme mode d’organisation humaine verrouillé, génère structurellement de la violence, une évidence également.
Mais il ne faudrait tout de même ne pas mettre de côté le fait majeur suivant : la « nécessité » du huis clos vient d’une violence originelle, intense. Une violence inaudible ou indicible voire impensable…contre laquelle un huis clos constitue un rempart primaire.
 

Extrait de « Vieillir en huis clos », José Polard, Patrick Linx, Erès

 

José Polard : Psychologue, psychothérapeute, psychanalyste

Jouars Pontchartrain, Villiers Saint Frédéric, Neauphle