Huis clos par intérêt

La cupidité et l’intérêt financier, les belles âmes en seront désolées, sont des passions humaines toujours très actuelles. Escroquerie avérée, chantage à l’argent, les exemples sont légions, à écouter notaires et avocats. Certaines successions, par exemple, font supposer à postériori l’existence de huis clos dissimulés et opaques : Détournement d’héritage, recel de succession, déshéritage inexpliqué.
Il arrive qu’un sujet âgé cherche à dissimuler à des proches ou à son médecin, quelques pertes fonctionnelles ou de mémoire par crainte d’être disqualifié, et par là-même sans s’en apercevoir, il se fragilise ; s’isolant ainsi, il se place à la merci d’un tiers mal intentionné et se met en situation de subir des conduites d’emprise.
L’isolement est un facteur majeur de vulnérabilité et donc de risque de huis clos.
Fréquentes sont les situations ou par crainte d’être placée sous tutelle ou curatelle, ou encore, par crainte d’être seule, une personne âgée dont les besoins évoluant vers une inévitable dépendance, en refusera la conséquence relationnelle. Le risque d’abus de faiblesse avec mise en place d’un huis clos est alors plus grand, avec les manipulateurs et 7les escrocs qui savent repérer ces moments de grande vulnérabilité.[1]
 
Pour aller plus loin, voir « Vieillir en huis clos », José Polard et Patrick Linx, Erès
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[1] M.F Hirigoyen, « Abus de faiblesse et autres manipulations », JC Lattes, Paris, 2012